
Là où le regard s’est détourné, le monde ne s’est pas effondré.
Il a simplement cessé de se montrer.
Loin des regards, les dieux anciens ont continué de vivre.
Ils dorment sous les voûtes du temps, enfouis dans le silence minéral,
où subsistent les noms que les hommes ont oubliés.
Mais qu’au cœur de la nuit s’élève l’incantation première,
que sa note secrète fasse frémir la pierre,
et leur souffle, si longtemps enseveli, renaîtra sur la terre.